Il est comme le vent brulant des déserts orientaux ... Il brule sans laisser de trace, il est salvateur et purificateur, il donne l'espoir et rend les choses aussi brillantes que le sable se transformant en verre ...
Il bouge et évolue dans son univers et celui de l'autre, il donne de sa personne sans avoir la prétention de rien demander en échange. Il aime le multilatéralisme alors qu'il sait lui même qu'il est plus unilatéral qu'un autre. Il promet douceur et caresse quand bien même sa force nous traverse ...
Il est là, puis l'instant d'après absent, silencieux, puis la lumière se fait, et sa présence ne s'en trouve que grandit. Il occupe l'espace comme il se défend d'en être.
Il est doux et ses mains glissent sur la peau comme le miel sur les feuilles du chêne ... Il est fort et sa poigne nous étreint dans une chaleur toute personnelle et à la fois bienfaisante. Il éblouit et son sourire éclatant magnifie les sombres endroits dans lesquels il peut se trouver.
Il est lumineux et clair, il est chatoyant et appuyé. Aussi smart que bright il ne fait même pas exprès.
Il est lui, et c'est ainsi que j'aime le voir.
Il est lui, et c'est ainsi que j'aime l'embrasser.
Il est lui, et c'est de lui que je me surprends à rêver ...
Comme le soleil, ni rayonnant, ni aggressif, juste souriant, et chaud, à sa manière dans l'éclat.
Comme la pluie, pas besoin de se cacher des gouttes, aucunement l'envie de fuir, mais plutot l'envie de rester là, à observer et écouter, et ressentir au possible.
Comme le vent, bien que présent, il n'était pas comme ça, ne semblait pas éphémère, sans déception, sans arrêt, il restait, constant dans les circonstances.
Au début, il n'était que mots acculés les uns aux autres, tentant de voir plus loin que le simple sourire d'une photo trop prise, tentant de comprendre l'entité derrière les blocs.
Puis il est devenu une voix, en plus des mots, quand les mots prennent l'intonation, et qu'ils s'animent par automatisme, dans le doux bercement des termes adorés, dans la suave idée d'un esprit éclairé.
Et aujourd'hui, il n'était pas comme décrit autre fois, il possédait un vrai sourire, et une lueur interne où brillait plus que de la lucidité, mais aussi de la gentillesse, et une forme d'humanité rare que l'on ne trouve que rarement chez l'homme. Accablé d'un rictus merveilleux, la peau se meut en une étrange complainte harmonieuse à travers laquelle s'exprimaient des pensées et des phrases sensées. Chose rare, le passé étant ce qu'il est, il trouvait dans son approche comme un zéphyr brulant, un instant de braise où s'évoquait une expérience, un don, une réflexion partagée.
Ce fut tremblant que mes pas m'y rendirent, mais léger qu'ils le quittèrent. Aussi limpide que puisse l'être le trafic aérien, le terrestre ne déroge pas à la règle quand les sourires s'esquissent avec les regards brillants.
C'est quand le tactile rejoint l'insipide que les esprits s'échauffent et que la relation se crée. Attirer les contraires, mais tout aussi ressemblant, rapprocher les différences pour en trouver un exemple d'intérêt ... Ainsi va la douce harmonie du plaisir réciproque, et de la bière s'écoulant.
Un soleil rare, feignant, et un vent présent, comme absent, ce n'était pas une journée exceptionnelle, ce n'était pas une journée dorée, c'était simplement un temps de plaisir, où se mélangent les âmes pour s'y confronter dans leur propre jouissance et perception d'elle même.
Un zéphyr bouillant, un astre bienveillant, c'est ainsi que les hommes supportent leur Destin, c'est ainsi que les hommes grincent puis se libèrent pour n'être que sourire et affection.
N'y voyons pas d'obligation, n'y voyons pas d'avancée trop téméraire, ce n'était qu'appréciable et apprécié, et je l'espère, bientôt, du réitéré.
C'est un peu l'activité du moment.
Je fais un pas, jambes flexibles et corps tendu vers l'astre du soir, puis, d'une pression non contrôlée, je bondis, et atteins mon but. Arrivée à destination, j'observe, j'apprends, j'écoute, parfois je parle, mais toujours avec scepticisme. Et là je me dis que ça ne suffit pas, alors je refais ce pas, et recommence l'activité précédente.
Mais il arrivera un moment ou mes bonds me conduiront à un mur, un obstacle, ou un gouffre. Alors que faire ..?
Franchement, je ne sais et ne veux pas savoir.
A deux niveaux. Le boulot, et les hommes.
C'est ainsi qu'on apprend que les bonds sont précipités par des ruptures d'écoute et des pulsions de lassitude exacerbée.
On parlait du kiné l'autre fois. Mouais, parlons en, ce malade de charme qui est Marié ! Grrrr...
Bon ok je ne suis pas réputé pour mon savoir faire en drague, mais plutôt pour mes hésitations et mes réflexions d'après coup. Et puis pour le coup, c'était rigolo, mais on est là pour bosser, j'en veux pas plus.
Je m'égare. Revenons en aux bonds.
Le premier bond se fait toujours fier, la tête dans les étoiles, sans vraiment savoir si l'atterrissage se fera au bon endroit, au bon moment. Et puis, le temps et les choses de la vie aidant, on bondit plus sagement, de façon plus réfléchie, jusqu'à se demander s'il faut continuer de bondir, ou alors s'il faut s'arrêter avant de ne plus avoir la perception évidente du gouffre béant s'ouvrant à chaque pas sous nos pieds et nos yeux.
On a donc trois catégories. Celui qui ne bondit pas, mais rampe lentement sans toucher ses buts de ses envies. L'autre qui bondit sans réfléchir, catégorique, décidé et brave qui finit dans la plupart des cas par se crasher et regretter la fin de sa triste existence de simili-kangourou. Et puis celui que la majorité choisiront d'être, celui qui avance en réfléchissant, et qui prend le temps des choses et des âmes l'entourant pour s'imprégner réellement de son monde direct, tout en touchant du doigt le prochain qu'il côtoiera.
Nous ne traiterons pas des gens reculant. Ceux ci sont hors catégories ce soir.
Bon, donc me voila dans ce tourbillon sans fin, à la longueur et au temps indécis, me propulsant passivement vers des horizons différents des précédents. J'ai bien pensé à prendre mes précautions quand cette extension de mes désirs s'est éjectée, et j'ai surement bien fait. Me voila dans un nouvel espace, aussi pur que souillé de convoitise, et qui me prend du temps. Je préfère les écouter ces fourmis, comprendre pour mieux écraser, et je désire être fier de mon moi futur. Quand on enchaine les erreurs, on a cette envie de se surpasser.
J'en ai connu des hommes, des garçons aussi, et avant, il fut un temps, des filles. Maintenant, quelle importance ? N'est il pas plus savoureux de trouver et de chercher sans relâche, même si les essais ne sont pas concluants, l'être qui vous fera vibrer si intensément que le monde s'en trouvera floué ? Pour certains rosés ... mais ne dérivons pas dans le burlesque :]
La recherche éternel de l'âme frère m'apparait comme une utopie délirante dans laquelle les protagonistes se croisent et se recroisent sans jamais se voir, ou même se sourire, alors que le monde leur tend les bras. Qu'advient il du Destin sans son caractère tragique si les héros même n'arrivent pas à partir en quête de l'espéré, du désirable ?
Mais maintenant on peut le deviner, le décrire même. L'être séparé de votre moitié de vie ne se trouve pas dans le hasard et le Destin, il se trouve dans l'envie du moment, si tant est qu'elle évolue en commun accord avec les futurs prédispositions de celui la même qui semblera vous faire bondir sans jamais avoir l'impression de vous écraser. Choisit-on un être pour une durée indéterminée par envie et choix, ou par dépit camouflé et par besoin de se sentir une réelle moitié d'un tout qui n'en est même pas vraiment un ?
Je ne me sens pas l'envie d'obtenir par dépit. Je ne me sens pas l'envie de choisir par voie éphémère. Le plus enrichissant est de se confondre avec un être dont l'esprit quantique arrivera dans la plupart de ses facettes à vous faire vibrer, à vous faire rêver et vous faire apprécier simplement et sans prétention ce qui vous entoure.
L'amour dit mature n'est selon moi qu'un partie de ce qui semble être. Le couple n'est que la partie visible de l'iceberg, qui souvent fond plus vite que la flore ne périsse autour de nos pieds
Est ce que le comique et le tragique interviennent dans les relations à autrui ? Ou peut être simplement n'est ce qu'une question d'électricité atomique... Qui sait ? Pas moi.
C'est ainsi que se conclue, nonchalamment peut être, ce post qui me fait débuter une réflexion quasiment terminée... Verra t'on une suite ou me lasserai-je aussi de ce thème récurrent mais pourtant bien présent dans la vie de chaque être vivant ?
En tout cas, vaut il le coup de s'attacher quand même la vie le temps et les envies vous en dissuadent, n'y a-t'il pas un désir enfoui de reconnaissance dans l'addiction à l'être apposé ?
Faut-il s'ouvrir au monde quand le désir de l'autre vous écœure et vous excite à la fois ?
Oui je sais l'histoire du doigt aurait du apparaitre avant. Mais plutôt que de la raconter je vais tenter de la narrer.
Pourquoi ? Déjà parce que ça m'ennuie d'avance d'avoir à raconter cette histoire débile et puis, parce que j'imagine que la considération d'une sensation est toujours plus agréable à lire qu'un pauvre texte où les faits s'enchainent et se déplient. Forcément, et comme d'habitude, les personnes non patientes et autres insatisfaits notoires n'ont aucune obligation de lire ça. Mais bon ... après tout chacun sa merde : ]
Disons que c'est arrivé dans un calme plat, comme lorsque le temps se fait limpide et qu'il vous traverse sans que même vous ne le sentiez. Comme une brise sous cutanée qui vous effleure et dont les effets se font ressentir plus tard.
C'est donc dans ce silence que tout a commencé. Face à mon écran, la somnolence allant et filant au gré des minutes, l'envie irrésistible d'aller vaquer à d'autres choses plus créatives ... C'est ainsi que se fit le noir.
Plus rien. Le Silence. Le Destin vous arrachant les tripes et propulsant vos globes oculaires hors de leurs orbites et, qui, dans un bruit de succion immonde, s'écrasent et coulent sur l'interface numérique juste là, sous votre nez. Le noir complet autour de vous, et les souffles chauds et surpris de vos voisins de table. L'être interloqué à vos cotés s'arrêtent un instant de remuer pour pouvoir plus tard s'activer plus frénétiquement encore ...
Et puis, l'écran, le vert devenant noir, tout tombe, tout. Concrètement. La bouche ouverte dans un cri silencieux de surprise ... Puis le rictus laissant deviner une pensée amère et les mains s'affairant pour rétablir le contact.
Le noir disparait et fait place à la clarté aveuglante et à son arrivée. Sombre mais souriant, Obscur et toujours aussi mystérieux, il entre et note le silence. D'un pas mal assuré, tentant vainement de combler son angoisse par une façade d'assurance marquée, il se tient droit, là, au milieu de nous, et nous sentons qu'il brule d'envie de prendre la parole pour que chacun d'entre nous goute et même dévore ses paroles.
La gêne arrive quand les paroles se montrent et s'éclaircissent au fond de sa gorge cernée d'ivoire éclatant. Ce "Qu'est ce qui se passe ?" murmuré d'une voix tremblotante, un moment critique, chevrotante. Il comprend son erreur et se reprend pour nous voir nous affairer comme des bêtes de somme pour tenter d'expliquer l'arrivée inattendue du noir. Il finit par se glisser lentement, comme pour assurer chacun de ses mouvements dans une virilité espérée mais non comprise, et s'assoit, et regarde. Il a cet air de veau mort qu'ont les gens qui veulent mais ne peuvent comprendre. Il a ce rictus au coin des lèvres qui laisse deviner qu'il est le plus fort, mais qu'en même temps, il n'est pas possible qu'il puisse saisir la fourmilière s'affairer.
Et puis viennent les souffles rassurés, le ralenti, le trou du continuum temporel. L'instant où les corps se meuvent au ralenti, et finissent, dans un murmure de soulagement, par devenir inertes. Et le Silence revient, comme par le passé, ramollissant les âmes et les envies.
Puis, dans un éclair de désir, je me vois m'élever de mon siège, empoigner quelque paquet blanc bordé de rouge, un cellulaire rectiligne et, quand d'un mouvement vif j'attrape agilement la carte magnétique m'identifiant, je sens les regards se poser sur moi, d'un air mi intrigué, mi compréhensifs. Même lui m'observe, le regard fuyant, mal assumé, et finit par tourner la tête vers la source de la résolution du noir en blanc. Me dressant de toute ma stature, imposant ma hauteur sur les corps perpendiculaires, et d'une voix claire, j'annonce mon départ temporaire.
C'est là qu'il se tourne vers moi et me sourit, se lève, et sans mot dire, s'apprête à me suivre.
Amusé et, la question au bord des lèvres, j'ouvre le panneau de bois mort faké, et je sors de la cage pour accéder à la prochaine cage verticale. Je le sais derrière moi, je le sais m'observer. Je le sens. Je l'entends respirer.
La cage s'ouvre, et je le laisse entrer, plus par mesure d'observation que par politesse, sur mes gardes. Je le sens hésitant, n'osant annoncer sa destination. Alors, n'ayant plus envie de jouer, je tends ma main vers le point directionnel. Et lui de faire, vivement, comme pressé par un temps inexistant, le même geste et de toucher mon doigt.
Oui mon doigt. Ce truc là qui nous sers à énormément de choses. Ce truc qui, sans lui, nous laisserait abandonné et perdu au milieu d'un marasme de possibilités atténuées.
C'est là que le mystère intervient.
L'homme en noir, à l'ivoire brillant, baisse le haut de son corps en direction de ses membres inférieurs, et, vire au chatoyant, au rouge sanguinolent.
Et moi de me demander pourquoi.
C'est ça, le Doigt. L'érotisme des années 30.
Faut pas chercher les gens sont fous chez nous u_u
Venez travailler à la télé. Il s'en passe de drôles de choses XD
C'est le classique de l'homme que de vouloir constamment plus que possible. On veut du taf, on veut l'amour, on veut un amant avec qui le sexe est parfait, on veut plein de thunes, du temps libre pour en profiter... et quand on a ça, on veut s'investir, on veut s'amuser, on veut une maison et ce qui va avec, et peut être un animal, un esclave, un pays, et finalement on veut la Terre entière.
Où est la limite du raisonnable, par laquelle le bonheur serait vécu pleinement et consciemment, sans que la conscience ne soit révélée par un fait marquant, mais simplement ...?
Voila où j'en suis.
Bon ok, j'ai planté ce foutu diplome que j'aurais pas le temps de repasser cette année.
Bon ok, j'ai pas de mec, mais un jour j'finirai par trouver le bon qui sait ? ^^
Voila où j'en suis.
J'ai un taf qui me correspond parfaitement car il me permet de m'enrichir, de me faire plaisir, de passer du temps aussi stressant qu'agréable, et de profiter la bouche grande ouverte et la bave coulant à flot de mes amis quand le temps concorde.
Mais j'en veux plus, toujours plus. Sauf que j'ai 22 ans putain de bordel de cul ! (exclamations justifiées par l'ironie de la situation, si ça choque je les traduirai en allemand :] ou jeff se fera un plaisir de le transcrire en flamand xD)
Enfin bref. 22 ans, un CDI dans ce monde de merde de recherche d'emploi. Une paie plus qu'honorable qui me permet de partir d'un pied plus qu'en avant sur le marché, et une vision professionnelle de mon avenir plus que sympathique. Prévoyance prévaut sur la chance, bien qu'elle soit part de ma vie (voir plus bas).
J'en suis où là ? Ah oui je disais ...
Je suis tombé sur lui. Bon ok, il me retourne le crâne dans une sorte de situation inextricable où je ne peux que me poser la question. A t'il réalisé ? A t'il comprit ? Est il intéressé ? M'apprécie t'il ? Me voit il comme un pote de sortie ? Ou comme rien...?
Qui sait ? enfin ... si vous savez, je suis preneur de la réponse.
Je veux aussi changer d'appart, mais Paris c'est ultra cher, et j'ai pas envie de passer 50% de ma paie là dedans alors que je pourrai emmagasiner pour des vacances ou un bien immobilier futur ...
Des questions de la vie si simples et si compliquées à la fois. Comment choisir la voie parfaite ? Comment apprécier l'instant présent quand tout peut arriver ...?
Ce soir, plus de questions que de constats. Mais le Destin a ses caprices. Je ne lance pas encore la roue, mais j'en tiens le barreau.
Arrivée retardée légèrement place St Michel, balade, mangeage de sushis et picolage.
Bon ok, vu comme ça, rien de très excitant. Mais observons de plus près la soirée ...
Soirée débutée à 2, avec une amie super trop top (allez comprendre ce que vous voulez, moi je l'adore : ] et j'aime les superlatifs). Se balader dans St Michel à se plaindre que la vie c'est pourri toussa, c'était bien rigolo aussi, et super plaisant de pouvoir se raconter les dernières nouvelles calmement, sympathiquement et dans un cadre agréable.
Bref les détails qui ont fait d'une soirée apparemment anodine, une soirée extra feun :
- une amie de bonne humeur, souriante, et partante pour faire un peu la fête
- des américains super sympas
- une italienne très jolie mais un peu déprimée
- un groupe de français déchainés, super agréables aussi (pas dans le sens lourd pour une fois)
- un pub en mode karaoké qui nous a bien fait rigoler (non je refais plus ça sans la même dose d'alcool dans le sang)
- et je ne sais plus combien de double martini
- pas de regards de jugements, pas d'esprit marais, et pas d'excentriques, juste des gens normaux, réunis sans se connaitre pour rire, parler, danser et boire
Vraiment fun, et surement à remettre lundi soir.
(j'vais finir par ne plus jamais trainer dans le marais au rythme où vont les choses, quoi que j'irai peut être quand j'aurais 60 ans, que je serai décrépi et que je chercherai de la chair fraîche comme tout le monde...)
Qui a dit que bosser en 3/8 n'offrait que des désavantages ? : )
Et lui qui tout à l'heure me dit que pour lundi non, mais ne dit pas non pour la suite ... : ]
Patientons, car la précipitation n'apporte rien, et en plus je ne sais même pas s'il est gay ><
N'importe quoi !!
Voila que je pars me faire soigner, et que je tombe sur un ptit gars magnifique, sympathique et semblant pas tout à fait crétin :o
Cas rare s'il en est, il semble seul, bien qu'en train de travailler. Gay ? aucune idée. D'où le cri.
C'est affolant de devoir aller prendre soin de soi même tout en rencontrant des gens qui arrivent à vous perturber juste avec leur petit rictus s'apparentant à un sourire. Déstabilisant s'il en est.
Mais n'espérons rien, il est clair que mon but est de me soigner. Je ne vois pas d'ouverture, même si à chaque fois c'est une nouvelle de partie de son corps qui s'expose. Le mien, en pleine refonte, est un peu moins encourageant si j'en crois ma propre vision. J'y vais habillé n'importe comment, et systématiquement, en moins de 2 minutes, j'me retrouve en boxer devant lui, à me faire retourner dans tous les sens.
- " Vous me dites dès que vous sentez de la douleur"
- " Non ça va vous inquiétez pas, tant que je peux bouger, tout va bien."
Et j'ai eu le malheur d'y aller après cette fâcheuse nuit d'élection américaine ... Soirée bordélique qui a commencé trop tot et qui a finie pas assez tard à mon gout. A peine le temps de dormir, la tête en vrac et l'oeil hagard, pour devoir directement retourner le voir. J'ai décidément horreur de rentrer chez moi quand tous les gens partent bosser...
- " Ah non aujourd'hui pas d'abdos ... j'en suis à 80 par jours alors que je pensais rester à 20 gentiment, et j'ai le ventre en compote"
- " Pas de problème, je vais vous faire faire d'autres exercices, vous étirer, et on s'occupera de la mobilité de votre bassin après. On finit bien sur par des tests de souplesses hein Vincent ; ) "
Voila comment arriver à me faire lever les jambes au réveil ... Enfin lever ... me faire tirer les jambes vers le haut en les tendant si fort que j'ai cru perdre une rotule dans la manipulation. C'est ça qui est agréable en fait. Le sport, tant médical qu'utile en période de perte de poids, est apprécié quand il est pratiqué non seul, et surtout avec une personne agréable.
A la base, je cherchais quelqu'un pour me filer un coup de main, avec mon air con habituel, ne sachant pas quoi faire de cette ordonnance que j'aurais du deja développer il y a 8 mois ... je tombe sur une voix sympa et agréable, alors forcément, c'est pas loin, j'y vais.
La fois avant ce début d'après midi, j'ai eu le malheur de raconter un de mes déboires (ouais ma vie parfois c'est un peu Les Feux de l'Amour >.<" ) et pan, il me questionne, sans aller trop loin, et naturellement, je sors un truc qui peut QUE faire comprendre que je suis gay. Forcément : la tête dans le fion après des heures pas possibles de stress, pas moyen de dormir et go direct chez lui, on finit par s'affaler et parler trop vite. Mais lui, tranquille, me fait un grand sourire et enchaine en parlant de lui.
24 ans, venant d'ouvrir il y a 6 mois. J'en sais pas plus, mais en tout cas, dans son cas, ça l'a pas du tout dérangé. Rigolo en fin de compte.
J'allume pas les gens, je sais pas faire. Et généralement, le peu de personne m'allumant se retrouvent avec une bonne répartie entre les dents et bye avec la queue entre les jambes. ça n'arrive pas forcément souvent, mais c'est la qualité qui compte comme on dit ... (? ou pas ?)
Enfin bref, il est mignon ce ptit gars. Il me fait mal aussi. Mais parait que c'est pour mon bien. Enfin va savoir... Oui ? non ? Peut être ? et pourquoi pas plus tard ? Qui sait ? J'en sais rien, et pour le moment, je vais me contenter de retenir ma partie animale pour la remettre en forme ultérieurement. Le but n'est pas de devenir à terme mannequin pour sous vêtements masculins ? =)
Dans chaque chose il y a le faisable, le rêvé, et le réalisé. Ici on a les trois parts insécables de l'action même complétée par le besoin mental et physique. Et ainsi va la vie.
J'ai 22 ans hein : ) J'vais pas non plus crier que le monde c'est de la merde dans laquelle on se complait à se reposer (quoi je l'ai déjà sous entendu ?)
Encore 12 séances. Courage.
NB : Deb j'vais faire un effort pour être moins virulent et exprimer mon mécontentement autre part. On verra si ça fonctionne ! Enfin, à ce soir, et que la nuit soit fraîche (ça j'en mettrai ma main à couper) et que l'alcool coule à flot avec modération : ]
Aujourd'hui j'ai un peu de temps pour écrire avant de retourner me coucher pour repartir bosser pour 22h et toute la nuit ...
J'ai complètement changé mon mode de vie, et ai sauté sur une opportunité que je ne regrette actuellement pas.
De retour chez TF1 (et pourtant je ne suis pas plus républicain que ça) j'ai trouvé un taf qui semble me convenir temporairement. Analyste réseau ... et c'est dire si il y a des serveurs chez eux ...
Je parlais de déménagement avec un très bon ami hier, et puis les choses allant, nous sommes venus à parler de ce qui avait pu être écrit dans mon blog. C'est encore un poste tourné vers moi même, mais après tout, je ne pense pas être à même de commenter les informations mondiales, et la crasse intellectuelle ambiante. C'est ainsi qu'on a été y jeter un coup d'oeil, partant des premiers posts pour revenir ici même. Mais y'avait peut être un certain surplus d'alcool qui a pu jouer sur nos analyses.
Ce qui m'a fait rire, c'est que sa première réaction a été de me dire :" Ah toi au moins tu écrit pas 'sa' au lieu de 'ça' "
Bah ouais mon grand :p Tout le monde n'a pas un accélérateur à la place des neurones, pour penser qu'écrire sms c'est plus simple et plus rapide. Sauf que ça l'est pas pour tout le monde.
J'vais m'arrêter là, sinon j'vais encore cracher sur ces personnes qui dialoguent via ce mode de langage.
Pour le principal, une certaine évolution s'en ressent. En bien ? En mal ? je saurais pas dire. Mais développement personnel oui.
En même temps, quand on a la vingtaine, c'est dingue tout ce qui peut se passer en peu de temps. Et moi qui me plaint parfois d'avoir une vie monotone, secouée uniquement par mes pulsions et mon job... On se voile peut être la face parfois, et on attend peut être trop de choses merveilleuses de l'être humain après tout. Ça devait être un coté romantique qui a du s'échouer je ne sais où.
Globalement, je préfère voir mon évolution personnelle sur mon CV que en comptant le nombre de mecs que je me tappe par an. Non pas que le chiffre soit alarmant, car il l'a été, mais maintenant it's over, mais que finalement, l'humain est profondément con, mais il reste culbutable. Et dans la culture gay, ce n'est pas un fait des moins marquants.
Maintenant que les choses sont plus claires, et que mes envies le sont aussi, je commence à clarifier le trouble dans lequel j'évoluais, pour une way of life plus simple, mais pas simpliste. J'me fais même charrier quand je vais aux vernissages où j'ai toujours refusé d'aller si y'avait pas de beaux mecs ^^
La culture c'est vraiment différent de l'homme moderne. Elle est relativement stable par période, mais toujours en mouvement, alors que l'homme, lui, depuis le début, ne rêve que d'amour tout en baisant sans espérer de lendemain probable.
Et finalement, c'est p'tet ce qu'il me faudrait.
Je n'en suis pas encore là, mais le chemin semble tout tracé. Il reste cette barrière de pudeur à rompre, et cette sensation de gêne à effacer, et tout sera plus clair. J'entrerai dans le monde des pédés qui n'ont pas plus de fierté pour leur essence que pour les mecs qu'ils retournent.
C'est dans un sens dommage de savoir d'avance que la voie qui s'offre à moi semble être celle que j'ai toujours réfutée pour son caractère animal, espérant au fond de moi être à jamais au dessus de ça. Mais comme diraient certains, le sexe, c'est hygiénique et puis, pourquoi ne pas s'amuser en attendant de trouver le bon ?
Mais qui me dit qu'au moment où je trouverai le bon, si je ne suis pas mort avant, je serai capable de revenir à un mode de vie plus raisonnable ?
Je pencherai pour une certaine impossibilité, mais actuellement, je stagne encore entre ces deux voies, cherchant à comprendre si le rêve et les désirs valent mieux que le physique et l'éphémère en attente.
Et puis merde, dans tous les cas, je baise avec qui je veux. Ou pas ...
Ps : ton rasoir j'vais te l'envoyer en express Malef, ça me pique les yeux le soir de vous voir si décharné sur le chat :p
oui je n'écris plus. Je n'ai plus trop ni le temps ni l'envie. Qui sait, peut être cela reviendra t'il avec le soleil, mais il s'avère que je doive attendre encore un peu ...
bilan : le mois d'aout c'est de la merde à énormément de niveaux.
Hauts les coeurs, et continue de marcher.